Zoom : les abandonnés de Cyrodill

Cyrodill : l’inquiétude des Cuistots du Cœur.


Lorsque l’on évoque Cyrodill, viennent immanquablement les récits de batailles glorieuses, les prises de forts, les luttes intestines pour les ressources, les quêtes de pouvoir, les couronnements (plus ou moins glorieux et durables) d’Empereurs. Mais beaucoup de ces hauts faits, ne relatent pas les réelles histoires qui se trament une fois que les combats sont terminés, lorsque les armées et les belligérants se retirent pour panser leurs plaies au crépuscule du conflit, attendant avec impatience l’aube d’un nouveau jour.


Pourtant, cette réalité est bien là. Et lorsque les preux fêtent leurs victoires, qui pensent aux oubliés ? A ceux qui sont chassés de leur ancienne demeure ? A ce que l’on met à la porte et qui ne savent plus où aller ? Ils sont souvent regardés avec dédain. Certains disent qu’ils ne méritent pas qu’on s’intéresse à eux, qu’ils devraient gagner leur pain eux-mêmes, mais peut-on leur en vouloir de ne pas avoir été dans le bon camp au bon moment ? « Non. » En tout cas, c’est cette réponse que nous donne R’gharde Komjmanpifr l’un des nombreux bénévoles des Cuistots du Cœur.


Cette association, née face à la constatation du nombre croissant de ces expatriés parcourant Cyrodill en quête d’un nouveau foyer, sans moyens de subsistance hormis celui de cuisiner les rares animaux qui peuvent trainer par là, vise à leur offrir un maigre réconfort et à leur donner de véritables repas dignes de ce nom. Un autre bénévole, Paume Deutairfrith, nous raconte l’urgence qu’il y a à agir, ajoutant qu’il faudrait cesser les attaques pour permettre à ses pauvres hères de conserver leur travail et leur domicile. Argumentant que certains en sont réduits à faire la manche aux abords des forts et sont, en conséquence, souvent les premiers dommages collatéraux de ces assauts massifs et brutaux.

Queue chez les Cuistots du Coeur

Les queues n'en finissent pas et sont parfois surveillées par des gardes (bénévoles) pour éviter les débordements.


A un stand de distribution de nourriture, un dernier bénévole sert inlassablement un bol de ragout à chaque personne qui fait la queue, sans être pourtant toujours capable de nourrir tout le monde. « Je commence toujours par les femmes et les enfants, parce que je n’ai pas toujours assez. » Jfaeh Skejpeu nous explique qu’effectivement, il ne parvienne pas toujours à récupérer assez de viande malgré tous les charniers qu’ils peuvent trouver dans la région. Ils lancent d’ailleurs un appel aux dons. Alors, si vous avez envie de les aider et qu’ils vous restent quelques corps dont vous ne savez pas quoi faire. Adressez les par charrettes au QG des Cuistots du Cœur en Cyrodill. Comme le dit si bien leur slogan : « Pour eux, c’est un peu de votre cœur (ou celui d’un autre) dans votre assiette. »


On compte sur vous !


Zaw’.