Zoom : les Héros de Cyrodill

Les Jaunes frappent, les Bleus voient rouge

 

Non, c’est n’est pas le début de l’invasion de l’Europe par la Chine – bien qu’on n’en soit pas loin, mais c’est une autre histoire – mais bel et bien le soulèvement d’une masse brimée face à ses oppresseurs (NdlR : cet article ne concerne pas les Khajiits). Dans la nuit du 5 au 6 Juin, un fait d’armes n’est pas passé inaperçu. Retour sur une opération militaire rondement menée.

« Les sanglots longs des violons de l’automne, bercent mon cœur d’une langueur monotone. »

Qu’ils soient Cœurébène, Rougegarde ou Aldmeri, beaucoup ne se sont pas encore remis de ce qu’il s’est passé ce soir-là. Chez les Aldmeri, on parle, non sans fierté, d’un événement « sans précédents » ou « d’un truc carrément ouf », et ils ont peut-être bien raison. Côté Rougegarde, on rigole en douce sur l’incompétence de l’armée Cœurébène ; quant à ces derniers, ils ont déjà oublié, principalement parce que tous ceux impliqués dans cette histoire ont été sommairement exécutés dans la journée du 6 Juin. Le « Bloody Friday » est déjà sur certaines lèvres et les V3, un groupe de musiciens (NdlR : les « Vétérans 3 ») en auraient déjà fait une chanson. Mais intéressons nous plutôt au récit de cette nuit.

« Je ne sais pas ce qui m’a prit, j’ai eu envie de faire la folle. »

 Tout avait pourtant commencé comme d’habitude, le rassemblement avait été sonné et les troupes arrivaient au compte-goutte, prêtes à en découdre, comme d’habitude. Une fois les neufs désignés d’office rassemblés, Malaxe-Fesses (NdlR: ce surnom lui serait venu de soirées fermées...) ordonne la chevauchée. Mais, pour une fois, il a envie d’autre chose. « J’allais faire comme d’habitude, puis j’ai hésité. Je ne sais pas ce qui m’a prit, j’ai eu envie de faire la folle. Pour une fois, je me suis lâché et on s’est lancés. » Et la troupe par au galop à l’assaut du Nord en scandant « Tataaa Yoyooo ! Summer is leaving ! ». Pas le temps de faire dans la dentelle ou de suivre les routes, le groupe chevauche tout droit sans même un égard pour un groupe d’hérissons qui passait par là. (NdlR : même écrasé, le hérisson reste bon en goulash.)

Les héros du jour

Les Héros du jour

 En face, une étendue d’eau leur barre la route mais qu’à cela ne tienne, ils continuent tout droit. Pas question de dévier du chemin pour quelques malheureuses gouttes d’eau. « J’ai horreur de l’eau. » Nous confie Kolshyc qui est né dans un pré voisin. « Mais je me dévoue corps et âme pour Malaxe-Fesses. » Le groupe livre pourtant sa plus grande bataille. Beaucoup de chevaux meurent noyés mais, heureusement, les braves parviennent sur la rive opposée, mouillés, mais victorieux. Félicie qui était de la partie, aussi, nous raconte : « Je crois que je n’ai jamais été aussi mouillée de toute ma vie, et pourtant les Orcs savent y faire avec moi ! ». (NdlR : Prévoir une caméra cachée pour découvrir les soirées Orc&Roll de la jeune femme.) Le groupe continue alors son escapade vers le nord, batifolant entre les hautes herbes au nez et à la barbe, plutôt touffue, des sentinelles Cœurébène. Sirai, la seule qui était restée sèche grâce à un équipement adapté, agrémenté d’une pipe, en profite d’ailleurs pour leur en tailler une… de barbe.

 « L’attente dans le froid était insupportable, certains d’entre nous ont du faire avec les moyens du bord. »

L’objectif est finalement en vue, mais il faut grimper un peu et la température chute vite. Nos héros se retrouve rapidement frigorifiés, surtout ceux qui n’ont pas complètement profité du voyage pour sécher. Loréliane se confie à nous. « L’attente dans le froid était insupportable, certains d’entre nous ont du faire avec les moyens du bord. J’ai même renoncé à mon honneur pour faire monter un peu Azyme, mais il m’a mit un pain. » Comme quoi, toutes les femmes ne sont pas nécessairement des séductrices nées… Mais vient l’heure de l’assaut et alors que notre leader ordonne la charge, les hommes déploient les armes de siège et se lance à l’attaque de la porte. Mazette se rappelle d’ailleurs d’un moment émouvant, celui où, par accident, il active son trébuchet, envoyant Ebola contre le mur de pierre. « Bah non, je ne l’ai pas fait exprès, mais, mazette, je crois que ça a été efficace. Un peu comme une arme chimique. Peuchère. » L’histoire indiquera effectivement qu’ils réussirent à forcer la porte (avec ou sans l’intervention d’Ebola, difficile à dire), à pénétrer à l’intérieur de l’enceinte et à capturer la forteresse avec Brio. (NdlR : Un mercenaire qui passait par là.)

Ce fait d’armes restera sans doute longtemps dans les mémoires de nos aventuriers. En espérant que leurs aventures nous apporteront encore son lot d’héroïsme et de génie stratégique !

Votre serviteur,

Zaw.